Le mouvement de protestation national iranien est entré samedi dans son quatorzième jour. Les manifestations se poursuivent dans de nombreuses régions, malgré une coupure d’internet prolongée et un renforcement des mesures de sécurité dans les principales villes.
Selon des sources internes, des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont été signalés dans plusieurs villes, dont Téhéran, Tabriz, Rasht et Kazerun. À Kazerun, dans le sud du pays, les forces de sécurité auraient tiré sans discernement sur des commerces et des immeubles d’habitation, attisant la peur parmi les habitants.
🚨 Iran uprising:
Protests continued tonight in Major cities despite heavy crackdown and internet shutdown.
📍Tehran, Sattari🔥
Chants heard in the background :
"Until the mullah is buried, this homeland will not be a homeland.”#IranUprising #IranProtests #FreeIran2026 pic.twitter.com/EaE7MwPpZa
— Hanif 𝕏 FreeIran (@HanifFreeIran) January 10, 2026
À Téhéran, la capitale, les forces de sécurité ont maintenu une forte présence tout au long de la journée, par crainte de nouvelles manifestations. Malgré ces mesures et la coupure persistante d’internet, d’importantes manifestations nocturnes ont été signalées dans de nombreux quartiers, notamment Heravi, Chitgar, Ekbatan, Qeytarieh, Punak, Sattarkhan, Jannat Abad et à plusieurs carrefours importants. Des manifestants ont scandé des slogans réclamant la démission du gouvernement et la fin du régime clérical.
Dans le nord-ouest du pays, à Tabriz, de nouveaux affrontements ont opposé manifestants et forces de sécurité, alors que d’importantes foules se rassemblaient pour une nouvelle nuit de manifestations. Les manifestants scandaient des slogans prônant l’unité interethnique, notamment la coopération entre les communautés turcophones et persanophones. Des rassemblements nocturnes ont également été signalés à Rasht, où les manifestants continuaient de scander des slogans antigouvernementaux malgré la répression policière.
🇮🇷Rien n’est plus beau que la clameur de la Révolte !
Malgré la répression sanglante des mollahs, de ville en ville, la foule déferle pour appeler à la fin du régime théocratique iranien.
Shah ou mollah, le peuple réclame la fin des dictatures barbares, l’heure de la… pic.twitter.com/zWxAFEqNEF
— 📣Ella Kelian (@EllaKelian) January 11, 2026
L’organisation de surveillance d’Internet NetBlocks a indiqué que l’Iran était resté hors ligne pendant environ 48 heures, confirmant ainsi la poursuite d’une coupure d’Internet à l’échelle nationale. L’organisation a noté que, tandis que les citoyens ordinaires restaient largement coupés de toute communication, les responsables de l’État continuaient de publier des communiqués en ligne, alimentant les inquiétudes quant à la censure de l’information.
Des figures de l’opposition à l’étranger ont commenté les troubles en cours, affirmant que les manifestations s’étaient étendues à près de 190 villes à travers le pays au cours des deux dernières semaines. Des affrontements se poursuivent dans les principaux centres urbains, notamment Téhéran et Mashhad, ainsi que dans des villes de province comme Ispahan, Chiraz, Karaj, Zahedan, Kerman, Kermanshah et Yazd.
Alors que le mouvement de protestation iranien entame sa deuxième semaine, les manifestations continuent de braver les mesures de sécurité et les restrictions de communication. Les autorités n’ont publié aucun bilan officiel des victimes ni commenté les informations faisant état de dégâts matériels, de tirs à balles réelles ou de l’ampleur de la coupure d’internet. Face à la persistance des manifestations à travers le pays, la situation demeure instable et non résolue.

