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L’insécurité et la précarité économique en Iran ont poussé les citoyens au désespoir

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Les témoignages qui nous parviennent des rues d’Iran révèlent des histoires rarement relayées par les médias. Des jeunes sans espoir d’avenir, des filles qui se sentent en danger dans une société ravagée par la pauvreté, des enseignants privés de cours à cause de la flambée des prix, des agriculteurs confrontés à la sécheresse, des retraités qui peinent à joindre les deux bouts, et des citoyens qui partagent avec nous leur souffrance, leurs espoirs et leurs histoires, venus de tout le pays.

Une habitante de Téhéran raconte : « C’est une douleur qui me ronge au quotidien. Ma fille aînée est en dernière année d’université. À cause de l’insécurité, je dois l’emmener partout et la ramener seule. Ma cadette a 14 ans et, par peur et par insécurité, elle n’a jamais osé aller seule au bout de notre rue. »

« Penser aux déplacements des enfants, en plus de leurs études et de leurs activités, est vraiment épuisant. Mais sans sécurité ni tranquillité d’esprit, je suis obligée de les accompagner partout moi-même. À cause de la mauvaise qualité de l’essence, la voiture tombe constamment en panne, et les pièces détachées sont devenues chères et de mauvaise qualité. Le marché est atone, et personne n’a d’argent pour acheter quoi que ce soit. Nous ne savons vraiment pas combien de temps nous devrons encore supporter cette situation. Une mère souhaite simplement que ses enfants puissent voyager en toute sécurité, étudier et vivre leur vie, et même cela nous a été enlevé. J’espère que cette situation changera au plus vite. »

Et puis, même la solde promise aux volontaires est réduite !

Selon les rapports des volontaires déployés dans le sud du pays, le non-respect des promesses financières et les mauvaises conditions de travail ont engendré un mécontentement généralisé parmi eux.

D’après les informations reçues, de nombreux volontaires ont été contraints d’accepter ces missions dans des zones à haut risque en raison de la crise du chômage, de l’inflation galopante et des graves difficultés économiques. Alors que ces personnes s’étaient initialement vu promettre un versement mensuel de 400 millions de rials (environ 182 dollars), les responsables des Gardiens de la révolution ont ramené ce montant à 200 millions de rials et refusent désormais de verser même cette somme, invoquant un « manque de fonds ».

Outre les difficultés financières et les promesses non tenues des autorités du régime iranien, les manifestants ont également dénoncé la piètre qualité des services de base, notamment l’insuffisance de nourriture et le refus de répondre aux revendications des forces de l’ordre. Selon certaines informations, le mécontentement économique a même gagné les rangs de l’exécutif et des forces de sécurité du régime.

Codes secrets pour la prise en charge et le transfert des manifestants blessés lors du soulèvement
Les déclarations d’un ambulancier dépêché d’Ispahan ont révélé de nouveaux détails sur la manière dont les blessés et les personnes tuées ont été traités lors du soulèvement de janvier 2026.

D’après ce rapport, le système médical et de transfert des patients utilisait des codes spéciaux pour identifier les individus. Selon ce témoin oculaire, le « Code 2025 » était attribué aux forces affiliées et aux organisations militaires, qui étaient transférées directement vers les centres compétents pour recevoir des soins médicaux spéciaux et pour que les questions relatives à l’invalidité ou au martyre soient traitées.

En revanche, les blessés et les forces populaires classés sous le « Code 2035 » se voyaient refuser les soins habituels et étaient traités différemment. Ces témoignages révèlent une dissimulation généralisée des chiffres des personnes tuées et une discrimination structurelle dans la fourniture de services médicaux aux manifestants.

Pourquoi les forces répressives ont-elles utilisé des armes non conventionnelles ?

Les rapports provenant des zones où sont stationnées les forces paramilitaires dans le sud du pays apportent un nouvel éclairage sur la manière dont elles ont affronté et traité les manifestants.

D’après les observations des forces présentes sur place, certains individus affiliés à des organisations paramilitaires ont admis avoir tiré de nombreuses cartouches à chevrotine et à plombs de chasse sur les manifestants. D’après ces sources, les instructions données insistaient sur le fait de tirer directement sur les parties sensibles du corps, notamment la tête et le visage, afin d’empêcher les victimes d’être orientées vers des centres médicaux ou de faire l’objet de poursuites judiciaires.

Ces rapports soulignent que l’utilisation généralisée d’armes non officielles et d’armes de chasse était l’une des principales méthodes employées pour infliger des blessures graves et dissimuler l’étendue réelle des dégâts.

Fermetures d’entreprises et chômage généralisés

L'insécurité et la précarité économique en Iran ont poussé les citoyens au désespoirUn citoyen de Téhéran, évoquant l’instabilité de la situation sociale, écrit : « L’essence se fait rare sur les routes comme dans les files d’attente, et la plupart des entreprises ont cessé toute activité et fermé leurs portes. La population est confrontée à de graves pénuries de produits de première nécessité, et l’on parle d’une rupture des stocks sur le marché due à l’arrêt des importations. La plupart des gens vivent dans la pauvreté et le désespoir ; pourtant, face à ces tables vides et à ces problèmes accablants, ils attendent et espèrent un changement de situation. L’inquiétude est grande quant à un avenir incertain, mais tous les signes visibles dans la rue et au sein de la société indiquent que cette situation touche à sa fin. »

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