IranNucléaireAhmadinejad exclut désormais toute négociation sur le nucléaire iranien

Ahmadinejad exclut désormais toute négociation sur le nucléaire iranien

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ImageAFP:  Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a exclu lundi toute discussion du programme nucléaire iranien avec les grandes puissances qui avaient proposé à Téhéran de reprendre le dialogue sur ce sujet.

"Nous l’avons déjà dit, (…) nous ne discuterons pas du dossier nucléaire (iranien) en dehors de l’AIEA", l’Agence internationale de l’énergie atomique, a déclaré M. Ahmadinejad dans une conférence de presse.

Les six grandes puissances (Etats-Unis, France, Chine, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne), qui tentent de convaincre l’Iran d’arrêter ses activités nucléaires sensibles, étaient dans l’attente d’une réponse à leur offre d’une rencontre avec Téhéran formulée début avril.

Mais pour M. Ahmadinejad, "la question nucléaire est terminée", et toute discussion en dehors de l’AIEA porterait "exclusivement sur la participation à la gestion des affaires du monde" et aux moyens d’y apporter la paix.

Cette déclaration constitue ainsi une fin de non-recevoir à l’offre formulée le 8 avril par le groupe 5+1 d’organiser une réunion rassemblant le représentant diplomatique européen Javier Solana, le négociateur iranien Saïd Jalili et des représentants de chacun des Six.

Téhéran s’était dit prêt à un "dialogue constructif" avec ces derniers, mais en insistant sur sa propre offre de négociation, consistant selon M. Ahmadinejad à "garantir la paix et la justice dans le monde".

Il est revenu sur ce sujet lundi en proposant, s’il était réélu en juin, au président américain Barack Obama "d’avoir un débat aux Nations unies pour parler des racines des problèmes et de la direction du monde".

Les grandes décisions en matière de politique étrangère restent du ressort du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei. Mais les positions exprimées jusqu’ici par le président sur le dossier nucléaire n’ont jamais été démenties par la plus haute autorité de l’Etat.

Les grandes puissances souhaitaient obtenir de l’Iran qu’il suspende notamment son enrichissement d’uranium, en échange d’une offre de coopération élargie présentée dès 2006.

L’enrichissement permet d’obtenir aussi bien le combustible pour une centrale nucléaire que le matériau nécessaire à une bombe atomique.

L’Iran, qui ne dispose à ce jour que d’une centrale nucléaire en construction par la Russie, a toujours affirmé que son programme avait un objectif exclusivement civil.

L’AIEA, pour sa part, se dit toujours, après six ans d’enquête, dans l’incapacité de certifier que tel est bien le cas.

Le président iranien a répété la semaine dernière que son pays ne stopperait pas son programme nucléaire, même au risque de nouvelles sanctions internationales.

Pour sa part, Israël n’a pas exclu une opération militaire contre les installations iraniennes si l’option diplomatique ne fournissait pas rapidement des résultats.

Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak, qui se rendra à Washington la semaine prochaine pour y discuter notamment de ce dossier, a rappelé qu’"Israël considère qu’aucune option ne doit être écartée".

L’Iran fait l’objet de cinq résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, dont trois assorties de sanctions, pour suspendre notamment l’enrichissement et coopérer plus activement avec l’AIEA.

Le président américain Barack Obama a déclaré récemment que les Etats-Unis se donnaient d’ici à la fin de l’année pour juger de la volonté ou pas de l’Iran d’engager le dialogue sur son programme nucléaire.

A défaut, les autorités américaines, ainsi que certains de ses partenaires occidentaux, n’ont pas exclu de nouvelles sanctions contre Téhéran, y compris en dehors du cadre des Nations Unies.

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