Les dernières données de la Société iranienne de gestion des ressources en eau montrent que douze grands barrages alimentant en eau potable et agricole affichent actuellement moins de 10 % de leur capacité. Selon ces statistiques, le barrage de Lar est à moins de 5 %, le barrage de Latian à 16 %, le barrage de Doosti à Khorasan Razavi à 5 % et le barrage de Sefidrud dans la province de Gilan à 4 %.
L’agence de presse officielle ISNA, citant ces chiffres le dimanche 17 août, a rapporté que les réserves d’eau des barrages de Shamil et de Niyan dans la province d’Hormozgan, du barrage de Rudbal à Darab (province de Fars), ainsi que des barrages de Voshmgir et de Boustan dans la province de Golestan, étaient complètement taries.
Les données montrent que depuis le début de l’année hydrologique en cours (23 septembre 2024) jusqu’au 16 août, les apports d’eau dans tous les réservoirs iraniens ont totalisé 23,81 milliards de mètres cubes, soit une baisse de 42 % par rapport à l’année dernière.
Les médias iraniens avaient précédemment rapporté qu’au 9 août, le volume d’eau des réservoirs était à 42 % de leur capacité.
Les niveaux d’eau derrière les barrages d’Amir Kabir (Karaj), de Lar et de Latian ont chuté à leur plus bas niveau de l’histoire moderne. Cette situation n’est plus qualifiée de « crise », mais plutôt de « situation de pénurie d’eau », une partie des dommages étant jugée irréversible.
Des coupures d’eau et d’électricité fréquentes et généralisées ces derniers mois ont perturbé la vie quotidienne dans différentes régions d’Iran.
Par exemple, l’agence de presse Tasnim, affiliée au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), a rapporté le 16 août que la ville de Baneh était confrontée à de graves pénuries d’eau, l’approvisionnement étant interrompu huit à dix heures par jour. Selon Tasnim, ce problème résulte de plusieurs facteurs, notamment les conditions climatiques, la baisse des précipitations, les sécheresses persistantes et la pression exercée par la croissance démographique et le tourisme dans la région.
Par ailleurs, la multiplication par trois à sept des factures d’électricité ces derniers jours, conjuguée à un manque de transparence sur les détails, a déclenché des protestations de la part des consommateurs. La mauvaise gestion des ressources en eau, le détournement de l’eau vers des industries et l’agriculture liées au régime, ainsi que le manque d’investissement dans le secteur de l’eau figurent parmi les principales causes de cette pénurie, rendant le régime iranien pleinement responsable de cette situation.

