L’annonce de ce nouveau train de sanctions britanniques coïncide avec l’appel de la ministre des Affaires étrangères à la communauté internationale pour que les responsables du régime iranien rendent des comptes pour la répression des manifestations.
Le ministère britannique des Affaires étrangères a annoncé lundi 2 février l’ajout du Commandement des forces de l’ordre iraniennes (FARAJA) et de dix autres responsables et personnalités du régime à sa liste de sanctions.
Selon Yvette Cooper, ministre britannique des Affaires étrangères, ces sanctions visent des individus impliqués dans des « violations des droits de l’homme en Iran ».
Auparavant, le Premier ministre Keir Starmer et Yvette Cooper avaient annoncé l’engagement du Royaume-Uni à imposer des sanctions afin de tenir les responsables du régime iranien responsables de la répression violente des récentes manifestations pacifiques.
À la veille de l’annonce de cette nouvelle liste, Mme Cooper a déclaré que, ces dernières semaines, le peuple iranien, pour avoir simplement exercé son droit de manifester pacifiquement, avait été confronté à une répression brutale et cruelle et avait fait preuve d’un grand courage.
Faisant référence aux images et aux reportages horrifiants publiés sur la répression des manifestations et rappelant l’engagement de Londres à demander des comptes aux responsables du régime iranien, elle a déclaré qu’un nouveau train de sanctions avait été annoncé et que le régime iranien avait été averti de mesures supplémentaires qui pourraient être envisagées.
L’annonce de ce nouveau train de sanctions britanniques coïncide avec l’appel lancé par la ministre des Affaires étrangères à la communauté internationale pour que les responsables du régime iranien rendent des comptes pour la répression des manifestations.
Mme Cooper a souligné que ce nouveau train de sanctions est aligné et coordonné avec les sanctions annoncées par les États-Unis et l’Union européenne.
Elle a également noté que ces sanctions sont conformes aux résolutions et aux engagements des ministres des Affaires étrangères du G7 et des hauts représentants de l’Union européenne condamnant le recours délibéré à la violence contre les manifestants.
Selon un communiqué du ministère britannique des Affaires étrangères, le nouveau train de sanctions, outre le Commandement des forces de l’ordre iraniennes (FARAJA), vise également les personnes suivantes :
- Eskandar Momeni, ministre de l’Intérieur iranien
- Mohammad Reza Hashemifar, commandant des forces de l’ordre de la province du Lorestan
- Ahmad Amini, commandant de l’unité de police Noor
- Mohammad Ghanbari, chef de la police d’enquête criminelle du FARAJA et ancien commandant des forces de l’ordre de la province du Sistan-et-Baloutchistan
- Ahmad Darvish-Goftar, juge de la première chambre du tribunal révolutionnaire de Rasht
- Mehdi Rasekhi, juge du tribunal révolutionnaire de Rasht
- Mohammad Zamani, commandant du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) de la province du Golestan
- Seyed Majid Feyz Jafari, commandant de la police de sécurité publique du FARAJA
- Yadollah Bouali, commandant du corps Fajr du CGRI dans la province de Fars
- Babak Zanjani, ancien accusé de violations économiques
Selon un communiqué du ministère britannique des Affaires étrangères, en vertu des sanctions imposées à l’Iran en 2023, le Commandement des forces de l’ordre du régime iranien est soupçonné d’implication dans de « graves violations des droits de l’homme », notamment des atteintes à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Le communiqué souligne également le rôle de ce corps de police dans la répression meurtrière des manifestations de janvier 2026.
Eskandar Momeni, ministre de l’Intérieur et commandant adjoint des Forces armées iraniennes (FARAJA), a également été ajouté à la liste pour des accusations de graves violations des droits de l’homme commises lors de la répression des manifestations de janvier 2026 et l’année précédente.
Les autres militaires ajoutés à la liste sont pour la plupart soupçonnés d’implication dans de graves violations des droits de l’homme, de répression des manifestants, d’atteintes à la liberté d’expression et de réunion pacifique, de violences policières pour imposer le port du hijab et d’implication dans des violences sexuelles contre des manifestants et des détenus.
Mehdi Rasekhi et Ahmad Darvish-Goftar, deux juges du tribunal révolutionnaire de Rasht, ont également été ajoutés à la liste des sanctions britanniques, soupçonnés d’abus de pouvoir et de complicité dans de graves violations des droits de l’homme en Iran.
Par ailleurs, Babak Zanjani est accusé d’avoir fourni ou facilité des services financiers, ou encore d’avoir apporté des ressources monétaires et économiques à ceux qui ont ordonné et perpétré des violations massives des droits de l’homme en Iran, et figure pour cette raison sur la liste des sanctions britanniques.
En vertu des nouvelles sanctions annoncées par le Royaume-Uni, ces dix personnes, ainsi que FARAJA, font l’objet d’une interdiction de voyager et d’un gel de leurs avoirs.
Le Royaume-Uni a toujours dénoncé les violations des droits de l’homme en Iran et a récemment, avec ses alliés internationaux, été parmi les initiateurs d’une session spéciale du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève, qui s’est tenue le 23 janvier 2026.

