Le nouveau gouvernement libanais, avec le soutien direct des États-Unis, a réussi, avec un développement significatif, à reprendre le contrôle total de l’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth aux forces affiliées au Hezbollah et à le restituer aux institutions officielles de l’État. Cette initiative est perçue comme le début d’une nouvelle politique visant à limiter l’influence de ce groupe soutenu par Téhéran sur les infrastructures clés du pays.
Ces dernières années, notamment après la guerre civile et l’influence croissante du Hezbollah sur les structures sécuritaires et économiques du Liban, l’aéroport international de Beyrouth était tombé sous le contrôle du groupe. Des rapports indiquent que l’aéroport était devenu l’une des principales plateformes logistiques du Hezbollah pour le transfert d’équipements, d’argent liquide et même d’or depuis l’Iran.
Selon un rapport analytique du Wall Street Journal citant des sources sécuritaires libanaises, le gouvernement du Premier ministre Nawaf Salam a licencié des dizaines d’employés de l’aéroport qui collaboraient avec le Hezbollah et a mis en place une série de mesures de surveillance avancées pour renforcer le contrôle de l’installation.
Restrictions strictes contre le Hezbollah
Selon le rapport, de nouveaux systèmes de surveillance basés sur l’intelligence artificielle ont été déployés pour lutter contre la contrebande et tracer les transferts de ressources financières illicites. Ces mesures s’inscrivent dans un contexte de pression internationale croissante visant à freiner la montée en puissance du Hezbollah au Liban.
Un résultat particulièrement notable de ces développements a été l’échec d’une tentative de contrebande de plus de 50 kilogrammes d’or via l’aéroport. Des responsables libanais ont déclaré que la cargaison était destinée à financer la branche armée du Hezbollah. L’opération de contrebande a été détectée par les forces de sécurité et les personnes impliquées ont été arrêtées.
Parallèlement, les vols directs entre Téhéran et Beyrouth, qui servaient depuis des années de canaux logistiques pour les transferts de ressources du Hezbollah, ont été interrompus sur ordre du gouvernement libanais en février 2025. Cette décision, saluée par les responsables américains et israéliens, a bloqué l’un des piliers financiers les plus importants du Hezbollah.
Le Premier ministre Nawaf Salam a déclaré au Wall Street Journal que les efforts du gouvernement pour restaurer l’autorité centrale sur l’aéroport avaient jusqu’à présent été couronnés de succès, entraînant une réduction tangible de la contrebande et la réaffirmation de la souveraineté nationale sur des infrastructures essentielles.
Ces développements s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à réduire l’influence militaire, politique et économique du Hezbollah au Liban. Parallèlement, l’armée libanaise a pris le contrôle de plusieurs points de passage frontaliers illégaux et démantelé certains des dépôts d’armes du Hezbollah.
Les analystes estiment que le Hezbollah traverse actuellement l’une des périodes les plus difficiles de son existence depuis sa fondation dans les années 1980.

