Face à l’inquiétude croissante au sein du régime iranien quant à la possibilité d’une nouvelle vague de manifestations, le CGRI a annoncé qu’en cas de protestations, les manifestants s’exposeraient à une répression plus sévère que par le passé.
Selon un communiqué publié le 12 mars par l’Organisation du renseignement du CGRI, ce dernier affirme que « les ennemis de la République islamique » tentent de créer un climat de peur et d’encourager les manifestations afin de semer l’instabilité et le trouble dans le pays. Le communiqué appelle également les forces affiliées au CGRI et la milice paramilitaire Bassidj, qui lui est subordonnée, à maintenir une présence constante sur le terrain.
Une autre partie du communiqué fait référence aux manifestations de janvier et rappelle qu’à l’époque, le CGRI avait déjà averti que des troubles de rue précéderaient une intervention militaire. L’organisation de renseignement des Gardiens de la révolution iraniens affirme désormais que les opposants au gouvernement cherchent à nouveau à organiser des manifestations et menace, par conséquent, de réprimer les manifestants plus violemment que lors des événements du 8 janvier.
Parallèlement à cet avertissement, les Gardiens de la révolution ont publié un communiqué distinct en réaction aux manifestations précédentes, s’en prenant verbalement aux participants avec une grande fermeté. Dans ce communiqué, certains manifestants sont qualifiés de « néo-Daech » et il est souligné que tout rassemblement ou manifestation de rue futur s’exposerait à une réaction plus sévère de la part des forces de sécurité.
La publication de ces menaces intervient alors que le climat politique et social iranien est marqué par des tensions croissantes, suite aux récents événements, à la guerre régionale et à l’aggravation des pressions économiques et sécuritaires. De nombreux observateurs estiment que ces déclarations témoignent de la vive inquiétude du pouvoir en place face à la possibilité d’une nouvelle vague de protestations populaires.

