La campagne « Non aux mardis des exécutions », qui en est à sa 62e semaine, a poursuivi sa protestation contre l’application des peines de mort en Iran, avec la participation de prisonniers de 38 prisons à travers le pays.
Lancée en février 2024, cette campagne se déroule chaque mardi sous forme de grève de la faim des prisonniers politiques pour protester contre l’augmentation et la poursuite des exécutions par le régime iranien.
Dans sa dernière déclaration, la campagne a annoncé que la Cour suprême avait confirmé la condamnation à mort de Hamid Hosseinnejad Heidaranlou, prisonnier politique de Chaldoran.
La campagne « Non aux mardis des exécutions », soulignant que les exécutions se poursuivent même pendant le Nouvel An persan (Norouz) et le mois sacré du Ramadan, a appelé tous les citoyens épris de liberté et les familles de prisonniers condamnés à mort à organiser des rassemblements de protestation dans les lieux publics et devant les prisons pour exiger l’abolition de ce châtiment inhumain. La campagne souligne que protester contre les condamnations à mort est un droit naturel et légitime de tout être humain libre.
Voici le texte intégral de la campagne :
« Le régime iranien n’a pas mis fin à la punition inhumaine des exécutions, même pendant Norouz et le Ramadan. Ces derniers jours, plusieurs prisonniers ont été victimes de l’appétit insatiable des dirigeants iraniens pour les exécutions et la répression.
« Au cours de cette période, la condamnation à mort du prisonnier politique Hamid Hosseinnejad Heidaranlou, originaire de Chaldoran, accusé de « rébellion armée » (baghi), a été confirmée par la Cour suprême du régime et lui a été officiellement notifiée le 24 mars. Le risque d’exécution est donc très élevé, et il est essentiel que nous élevions notre voix pour lui et les autres condamnés à mort.
« Nous mettons en garde contre la probabilité d’une reprise des exécutions après les fêtes, en particulier pour ceux dont les condamnations injustes ont été confirmées.
« L’affaire de Varisheh Moradi est actuellement devant la Cour suprême. Nous exigeons l’annulation immédiate de la condamnation à mort de Varisheh Moradi par la Cour suprême, car il ne s’agit pas d’une décision judiciaire, mais d’un meurtre prémédité et sanctionné par l’État. Nous exprimons notre profonde inquiétude face à la confirmation de cette condamnation et de celle d’autres prisonniers et nous y résisterons.
La campagne « Non aux mardis des exécutions » condamne fermement les exécutions brutales et les condamnations à mort inhumaines, quels que soient les chefs d’accusation, et appelle à l’abolition de la peine de mort en Iran.
Comme nous l’avons constaté ces dernières semaines, des familles de prisonniers condamnés à mort se sont rassemblées pour protester devant la prison de Lakan à Rasht, la prison d’Evin à Téhéran, la prison de Saqqez et dans la ville de Sonqor. En solidarité avec ces familles, nous appelons tous les défenseurs de la liberté et les familles de prisonniers condamnés à mort à organiser des rassemblements dans les lieux publics, devant les prisons ou tout autre lieu pour exiger l’abolition de cette peine de mort inhumaine.
« C’est le droit le plus naturel, légitime et logique des familles, de tous les individus libres et du grand public de protester contre les peines de mort cruelles. »
Le mardi 1er avril, pour sa 62e semaine, la campagne « Non aux mardis des exécutions » mènera une grève de la faim dans 38 prisons.

