Lors d’un transfert de prisonniers de la prison de Fashafouyeh à la prison d’Evin, le vendredi 8 août 2025 au matin, cinq prisonniers politiques condamnés à mort – Mohammad Taghavi, Shahrokh Daneshvarkar, Vahid Bani-Amrian, Pouya Ghobadi et Babak Alipour – ont été transférés à la prison de Ghezel Hesar.
Selon des sources bien informées, cet événement s’inscrivait dans le cadre d’un transfert massif de prisonniers de Fashafouyeh à la prison d’Evin. Des informations indiquent que ces prisonniers ont été séparés des autres par la violence et les coups infligés par les gardiens, puis transférés vers un lieu tenu secret, sans possibilité de contacter leurs familles. Ces prisonniers politiques ont protesté contre leur transfert, mais ont été brutalement battus.
Au cours des deux derniers jours, plus de 600 prisonniers politiques, sécuritaires et financiers ont été transférés de la prison de Fashafouyeh à la prison d’Evin sans que leurs familles en soient informées au préalable. Ce transfert intervient alors que de nombreuses sections endommagées de la prison d’Evin, notamment celles touchées par l’attaque de missiles de la « Guerre des 12 jours », sont encore en cours de reconstruction.
🧵URGENT: Iranian authorities must immediately halt any plans to execute Akbar (Shahrokh) Daneshvarkar, Babak Alipour, Mohammad Taghavi Sangdehi, Pouya Ghobadi & Vahid Bani Amerian. On 7 August, authorities violently transferred them out of the Greater Tehran Penitentiary. 1/3 https://t.co/oLa3pQgdpa
— Amnesty Iran (@AmnestyIran) August 8, 2025
Selon certaines informations, aux premières heures du jeudi 7 août, un groupe de prisonniers financiers et, aux premières heures du vendredi 8 août, un grand nombre de prisonniers politiques et de sécurité ont été transférés de Fashafouyeh vers les quartiers 7 et 8 de la prison d’Evin. Ces transferts se sont déroulés rapidement et dans un climat d’incertitude, les prisonniers n’ayant eu aucune possibilité de récupérer leurs effets personnels.
Les cas de six prisonniers politiques – Vahid Bani-Amrian, Seyed Mohammad Taghavi, Babak Alipour, Pouya Ghobadi, Shahrokh Daneshvarkar et Abolhassan Montazer – ont été jugés conjointement par la 26e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidée par la juge Iman Afshari, le 6 octobre 2024.
Le samedi 30 novembre 2024, les six prisonniers politiques ont été condamnés à mort et à une peine de prison pour « rébellion armée, rassemblement et collusion contre la sécurité nationale, et appartenance aux Moudjahidine du peuple (OMPI/MEK) ».
Dans un communiqué, le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) a appelé « le Haut-Commissaire des Nations Unies, le Conseil des droits de l’homme, le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme en Iran et les organisations internationales de défense des droits de l’homme à prendre des mesures immédiates pour enquêter sur le statut de ces cinq prisonniers et sauver leurs vies, car ils risquent d’être exécutés ».
Dans un appel urgent, Amnesty International a appelé le régime à « mettre fin à tout projet d’exécution » des cinq prisonniers et a averti : « Une action mondiale est nécessaire MAINTENANT pour exhorter les autorités iraniennes à mettre fin à tout projet d’exécution ! »

