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Statut juridique de la Caspienne: les questions les plus compliquées restent intactes

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Ria novosti, Téhéran, 17 mai – de notre correspondant Nikolaï Terekhov. La Convention sur le statut juridique de la mer Caspienne est d’ores et déjà concertée à 75 ou même à 80%. Quoi qu’il en soit, le plus difficile reste encore à faire, a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères de l’Iran, Mehdi Safari, en intervenant, ce mardi, à l’issue de la 17-ème réunion du Groupe de travail spécial en charge de la mise au point de la Convention sur le statut juridique de la Caspienne.

« Nous sommes en train de progresser vers le noyau dur. Plus nous avançons, plus la résistance augmente. Aussi, ne doit-on pas s’étonner que cette progression se fait très lentement, millimètre par millimètre », a fait remarquer le représentant de la Russie à cette réunion de Téhéran, Alexandre Golovine, qui est aussi le chef du Groupe de travail sur la Caspienne au ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie.

« On a, malheureusement, laissé intactes toute une série de questions litigieuses. Toutefois, par une seule réunion n’a été inutile, et celle d’aujourd’hui n’y a pas fait exception », a noté Alexandre Golovine.
Mais si, finalement, on ne réussit pas à élaborer le régime juridique de la mer Caspienne, on risque bien d’avoir affaires par la suite à des conflits armés dans cette partie du monde, a averti le diplomate russe. « Nous intervenons pour la balance des armements dans la région et ce, dans le cadre d’une suffisance raisonnable », a-t-il ajouté.
Les représentants des cinq Etats riverains de la mer Caspienne, et plus précisément de la Fédération de Russie, de l’Iran, de l’Azerbaïdjan, du Kazakhstan et de la Turkménie, ont une nouvelle fois réaffirmé leur prise de position sur l’inadmissibilité de la présence ou de l’ingérence des Etats extérieurs à cette région dans les affaires du bassin de la Caspienne.

La 17-ème réunion du Groupe de travail spécial en charge de la mise au point de la Convention sur le statut juridique de la Caspienne s’est achevée sur l’adoption d’un communiqué conjoint.
Dans ce document, les parties ont constaté qu’au cours de cette nouvelle réunion de deux jours, les Etats riverains de la mer Caspienne avaient une fois de plus exposé leurs prises de position sur les problèmes majeurs du statut juridique de la Caspienne et différents aspects de la coopération dans cette partie du monde.

La prochaine 18-ème réunion du Groupe de travail spécial en charge de la mise au point de la Convention sur le statut juridique de la Caspienne aura lieu à Bakou, bien que la date n’en ait pas encore été fixée.

Après l’apparition, au début des années 1990, d’Etats indépendants à la place de l’ancienne Union Soviétique, il est devenu nécessaire d’élaborer et d’adopter un nouvel ordre d’utilisation des richesses de la mer Caspienne et ce, dans l’intérêt de chacun des Etats riverains de la Caspienne et d’autres pays intéressés. Il s’agit bien là de définir le statut juridique de la Caspienne qui soit reconnu par l’ensemble de la communauté internationale. Et c’est justement la Convention sur le statut juridique de la mer Caspienne qui doit devenir un tel document qui ne pourra être adopté que par consensus de tous les cinq pays riverains.

Aujourd’hui, les positions de l’Azerbaïdjan et du Kazakhstan sur le problème de la délimitation de cette mer coïncident pratiquement avec celle de la Russie. A Moscou, à Astana et à Bakou, on a convenu de partager le fond de la Caspienne en secteurs nationaux selon la soi-disant médiane modifiée, tout en laissant les eaux en exploitation commune. Cela a permis à ces trois Etats de s’entendre entre eux sur la délimitation du fond de la mer dans les zones limitrophes et de conclure même des accords bilatéraux afin de pouvoir exercer leurs droits souverains pour exploiter le sous-sol.

Néanmoins, l’attitude de l’Iran qui prétend toujours à 20% des eaux de la Caspienne demeure l’obstacle essentiel pour trancher sur la question clé à savoir comment on doit donc partager la mer Caspienne.

Initialement, le principe du partage de la Caspienne entre les juridictions nationales des Etats riverains reposait sur la longueur de la ligne côtière de chacun de ces pays. Et rien que 14% du périmètre de la Caspienne reviennent à l’Iran. A signaler que la diplomatie iranienne avait lié de grands espoirs au 2-ème Sommet des cinq Etats riverains de la mer Caspienne qui aurait dû se tenir à Téhéran dans le second semestre de 2004. Néanmoins, au dernier moment, ce Sommet a été reporté à 2005.

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