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Inpex pourrait réduire sa participation dans un projet pétrolier iranien de 2,5 milliards de dollars

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Bloomberg, 6 octobre – De Megumi Yamanaka – Inpex Holdings Inc., le plus grand exportateur de pétrole du Japon, pourrait accepter de diminuer sa part de 75 pourcent dans le champ pétrolier d’Azadegan en Iran pour sauver ce projet d’une valeur de 2,5 milliards de dollars.

Inpex, détenu par le gouvernement, est en pourparlers avec la National Iranian Oil Co. et pourrait réduire sa concession, a annoncé à la presse le ministre du Commerce japonais Akira Amari aujourd’hui à Tokyo. Inpex a été retiré du projet en raison de retards dans l’exploitation mais tente de conserver une part de 15 pourcent, a rapporté hier l’agence de presse Shana détenue par le ministère du Pétrole iranien.

L’Iran a déclaré qu’il pourrait annuler le contrat signé en 2004 avec Inpex et proposer à d’autres compagnies pétrolières internationales d’y participer. Cette nation du Moyen-Orient tente d’éviter des sanctions demandées par les Etats-Unis pour son programme de développement nucléaire et pourrait chercher à renforcer ses liens avec des pays tels que la Chine et la Russie en leur permettant un accès plus grand à ses champs pétroliers, a affirmé Tomomichi Akuta, chercheur en énergie à l’UFJ Institute Ltd.

« La Chine et la Russie sont plus libres d’agir contre ce que disent les USA que le Japon pour qui cela reste difficile », a affirmé Akuta aujourd’hui par téléphone. « Du point de vue de l’Iran, des pays tels que la Chine ont plus de crédibilité lorsqu’il s’agit de mettre en place des projets pétroliers dans les circonstances actuelles. »

Le gouvernement japonais, qui détient une part de 29,4 pourcent dans Inpex, a annoncé le 2 octobre qu’il retirerait son soutien au projet d’Azadegan si les Nations Unies imposaient des sanctions contre l’Iran en raison de son programme nucléaire.

UNE CONCESSION REDUITE

Amari a refusé de confirmer ou de nier qu’Inpex, basé à Tokyo, a bien été exclu du projet. Kunihiko Matsuo, président de la société, est en Iran pour des pourparlers et la compagnie pourrait bientôt délivrer un communiqué, a affirmé Amari.

« Il est possible de parvenir à une réduction de la concession », selon Amari. « Ils discutent de plusieurs choses, y compris de parts dans le projet. »

Inpex avait acquis le droit de mener l’exploitation du champ pétrolier en février 2004. La compagnie a affirmé ne pas pouvoir débuter les travaux tant que l’Iran n’aurait pas déminé la zone (suite à la guerre Iran-Irak de 1980 à 1988). La querelle autour du programme nucléaire de l’Iran dirige toute l’attention vers le rôle du Japon dans Azadegan.

Le porte-parole d’Inpex, Shuhei Miyamoto, a refusé de confirmer ou de nier ces informations et a déclaré que la société n’avait pas l’intention de délivrer un communiqué sur Azadegan pour le moment.

Les actions d’Inpex sont passées de 15 000 yens à 887 000, soit une augmentation de 1,7 pourcent à la Bourse de Tokyo. Elles valaient 883 000 yens, soit 1,3 pourcent, à 13h19 heure locale.

Les champs plus anciens

Les dernières découvertes de pétrole en Iran ne suffisent pas à compenser la diminution de ses réserves existantes. Le pays a besoin d’ajouter pas moins de 400 000 barils à sa production quotidienne de pétrole pour rester au même niveau de production, a déclaré la société pétrolière d’Etat l’année dernière.

Le pays pourrait demander à des sociétés chinoises ou russes de participer à l’exploitation du champ d’Azadegan, qui devrait produire 260 000 barils de pétrole par jour. Le 12 septembre, les dirigeants d’Iran et de Chine ont affirmé que les pays avaient accepté d’exploiter les réserves situées dans le sud-ouest de la République islamique.

Le Japon importe presque tout son pétrole pour subvenir aux besoins de la deuxième plus grande économie du monde. Le plus grand importateur asiatique de pétrole a obtenu 13,8 pourcent de son pétrole en 2005d’Iran.

La secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, et des diplomates des autres membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU, plus l’Allemagne, vont se rencontrer aujourd’hui à Londres pour discuter de l’Iran, a annoncé hier le porte-parole du département d’Etat, Sean McCormack. L’ambassadeur britannique auprès de l’ONU a déclaré que la Grande-Bretagne pourrait demander au conseil d’aborder la question du programme nucléaire iranien la semaine prochaine.

Un programme d’armes ?

Les USA et l’Union Européenne affirment que le programme d’énergie nucléaire iranien a pour objectif de développer des armes ; le pays violerait ainsi ses obligations et risquerait d’intensifier les tensions au Moyen-Orient. Les USA font pression pour que des sanctions économiques soient adoptées pour décourager l’Iran d’acquérir des armes nucléaires.

L’Iran nie être en train de fabriquer la bombe atomique et avance que son programme a pour seul objectif la production d’énergie.

La Russie, qui a un pouvoir de veto en tant que membre permanent du Conseil de Sécurité, a répété hier son opposition à des sanctions immédiates.

Nicholas Burns, sous-secrétaire d’Eta américain pour les affaires politiques, a déclaré le 4 octobre au Washington Times que les Etats-Unis étaient convaincus que la Russie et la Chine allaient accepter de se joindre à eux pour imposer des sanctions.

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