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Lors de la Convention Iran Libre 2025, Mme Maryam Radjavi a présenté une feuille de route pour une transformation démocratique

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À la Convention Iran Libre 2025, qui s’est tenue à Washington, D.C., Mme Maryam Radjavi a prononcé le discours d’ouverture devant un public composé de militants, d’universitaires et de responsables communautaires iraniens, réunis pour analyser l’évolution rapide du paysage politique iranien. Son intervention s’est articulée autour d’une question centrale : comment parvenir à un véritable changement en Iran ?

Mme Maryam Radjavi a commencé son discours en commémorant le sixième anniversaire du soulèvement de novembre 2019, le qualifiant de tournant qui a « ébranlé les fondements mêmes de la dictature religieuse ». Elle a rendu hommage aux manifestants tués et a décrit cet événement comme un rappel de la « grave et délicate situation » à laquelle l’Iran est désormais confronté.

Tout au long de son discours, Mme Maryam Radjavi a insisté sur un point essentiel : le renversement du système en place est « à la fois nécessaire et opportun ». Elle a affirmé que le régime avait atteint « la phase finale de son déclin », après des années de répression, de pillage et de bellicisme. Selon elle, ces mêmes outils ont désormais piégé l’État, l’affaiblissant « de toutes parts ».

Elle a souligné les fortes pressions sociales qui se développent à travers le pays. Mme Maryam Radjavi a décrit la situation des femmes et des jeunes confrontés au chômage chronique et aux bas salaires, les millions de personnes vivant dans des bidonvilles qui constituent « une poudrière prête à exploser », et une main-d’œuvre poussée à bout par l’inflation, les pénuries et l’effondrement des infrastructures. L’immolation tragique par le feu d’Ahmad Baledi, habitant d’Ahvaz, a-t-elle déclaré, offre « une illustration frappante de l’état explosif de la société iranienne ».

Mme Maryam Radjavi a cité les milliers de manifestations annuelles d’ouvriers, d’enseignants, d’infirmières et de retraités comme preuve d’« un fleuve impétueux qui pousse inexorablement vers le renversement du régime clérical ». Elle a évoqué le « bain de sang » résultant de l’exécution de plus de 100 000 membres de la Résistance, présentant cela comme la toile de fond dans laquelle s’est développée la vague de contestation actuelle.

Une partie essentielle de son discours portait sur l’incapacité du régime à mener des réformes. Mme Maryam Radjavi a énuméré trois points : l’État est incapable d’opérer des changements politiques ou sociaux, le déclin économique est « incontrôlable » et, malgré le coût des interventions régionales et du programme nucléaire, ses dirigeants « sont incapables de changer de cap ».

Elle a contesté l’idée que le système puisse être modéré, rappelant que l’OMPI avait tenté des réformes au début du régime, pour ensuite s’exposer à des assassinats puis à des exécutions de masse. Mme Maryam Radjavi a averti que les figures qualifiées de « réformistes » étaient issues des précédentes vagues de répression, affirmant que ces étiquettes masquaient la poursuite des mêmes politiques intransigeantes.

Abordant la politique étrangère, elle a vivement critiqué des décennies d’engagement occidental. La « politique d’apaisement », a-t-elle soutenu, a permis l’expansion du régime, facilité ses progrès nucléaires et « bloqué la voie du changement démocratique ». Elle a souligné que la mise sur liste noire de l’OMPI, le bombardement de ses bases et le désarmement de l’Armée de libération nationale étaient des mesures « prises à la demande directe du régime clérical ».

Mme Maryam Radjavi a ensuite réaffirmé ce qu’elle a appelé la « Troisième option », présentée pour la première fois au Parlement européen : « ni l’apaisement ni la guerre », mais le renversement du régime « par le peuple iranien et sa Résistance organisée ». Elle a déclaré que les récents conflits régionaux soulignaient l’échec de l’apaisement et démontraient qu’une intervention militaire étrangère ne changerait rien.

Insistant sur le rôle de la jeune génération iranienne, Mme Maryam Radjavi a rappelé comment le soulèvement de 2019 avait révélé « des centaines de milliers de jeunes combattants courageux et audacieux ». Elle a décrit les Unités de résistance comme une force en expansion en Iran et a cité les exécutions de partisans de l’OMPI, notamment Behrouz Ehsani et Mehdi Hassani en juillet, comme preuve de la crainte que le régime éprouve face à ce réseau.

Elle a salué les décennies d’organisation et de sacrifices de l’OMPI, les qualifiant d’« atout inestimable pour ouvrir la voie à la liberté », et a affirmé que l’avenir reposait sur « des individus prêts à se sacrifier et à donner leur vie ».

Mme Maryam Radjavi a conclu son discours en présentant le programme du CNRI pour l’Iran de demain : une république démocratique, des élections libres, la séparation de la religion et de l’État, l’égalité des sexes et l’autonomie des nationalités. Elle a insisté : « Nous ne luttons pas pour nous emparer du pouvoir. Notre objectif est de rendre la souveraineté au peuple iranien.» Après la chute du régime, a-t-elle déclaré, un gouvernement provisoire superviserait les élections d’une Assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle constitution.

Lors de la Convention Iran Libre 2025, Mme Maryam Rajavi a présenté une feuille de route pour une transformation démocratiqueAppelant les gouvernements à reconnaître la lutte du peuple iranien et les actions de la « jeunesse rebelle contre les Gardiens de la révolution », Mme Maryam Radjavi a conclu par un message clair : « La victoire est vôtre. »

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