Des médias iraniens ont rapporté que la marine indienne a saisi trois pétroliers liés au régime iranien pour violation des sanctions internationales.
Selon ces mêmes sources, la saisie des trois pétroliers est due à des « activités illégales telles que la contrebande de pétrole ».
Les médias indiens ont ajouté que ces pétroliers, appartenant à une même compagnie, ont été inscrits sur la liste des sanctions américaines en 2025.
Les garde-côtes indiens avaient précédemment annoncé, dans un communiqué, avoir démantelé, le 6 février, un réseau international de contrebande de pétrole lors d’une opération maritime et aérienne précise et coordonnée.
On 06 Feb 26, @IndiaCoastGuard busted an International oil-smuggling racket in a meticulously coordinated sea–air operation. The syndicate exploited mid-sea transfers in international waters to move cheap oil from conflict ridden regions to motor tankers, evading duties owed to… pic.twitter.com/erJ31U4xyH
— Indian Coast Guard (@IndiaCoastGuard) February 7, 2026
Le communiqué précisait que le réseau transférait de la cargaison en mer et dans les eaux internationales, acheminant du pétrole bon marché depuis des régions en crise vers des pétroliers et, par ce biais, se soustrayant au paiement des droits de douane aux pays côtiers.
Les garde-côtes indiens ont ajouté que des inspections continues, l’analyse de données électroniques et l’interrogatoire des équipages ont permis de clarifier les méthodes d’exploitation [de ces pétroliers] et leurs liens avec un réseau international.
Selon l’agence, les trois navires « suspects », connus pour changer fréquemment d’identité, ont été interceptés à environ 100 milles nautiques à l’ouest de Mumbai et dirigés vers le port de Mumbai pour y être conduits devant la justice.
Cependant, TankerTrackers a rapporté le 7 février que trois pétroliers, le Stellar Ruby, l’Al Jafzia et l’Asphalt Star, avaient été arraisonnés par l’Inde. Tous trois figurent sur la liste des sanctions américaines.
D’après TankerTrackers, le pétrolier « Stellar Ruby » battait pavillon iranien.
Ces derniers mois, le régime iranien a cherché à contourner les sanctions pétrolières américaines grâce à une « flotte parallèle ». Ce réseau de pétroliers transporte du pétrole sous sanctions en changeant de pavillon, en désactivant les systèmes de suivi, en transférant sa cargaison d’un navire à l’autre et en utilisant des structures de propriété opaques.
Parallèlement, Washington s’efforce de perturber les activités de la flotte clandestine du régime iranien en imposant des sanctions ciblées.
Dans sa dernière initiative, le département du Trésor américain a annoncé le 7 février l’imposition de nouvelles sanctions contre un réseau de navires, d’entreprises et de personnes liés au commerce pétrolier iranien.
Ce nouveau train de sanctions vise 14 navires, 15 entités commerciales et deux personnes.
Le 6 février, le président américain Donald Trump, par un nouveau décret, a prolongé l’état d’urgence nationale contre l’Iran et a instauré un nouveau mécanisme d’imposition de droits de douane aux pays entretenant des relations économiques avec le régime iranien.

