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L’Iran clôt un contentieux avec Washington en libérant un Irano-américain

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AFP, Téhéran, 25 septembre – L’Iran a annoncé mardi la libération du quatrième et dernier Irano-américain détenu sur des accusations d’atteinte à la sécurité nationale, mettant ainsi un terme à l’un de ses nombreux sujets de contentieux avec les Etats-Unis.

Ali Shakeri, un homme d’affaires, a été « libéré sous caution hier (lundi) », a dit à l’AFP un responsable judiciaire, précisant que la caution s’elevait à 107.000 dollars.

« Il doit soumettre une demande écrite au juge pour pouvoir quitter le pays », a-t-il ajouté.

Deux autres Irano-américains, l’universitaire Haleh Esfandiari et le sociologue Kian Tajbakhsh, ont également été libérés sous caution ces dernières semaines. Quant à l’irano-américaine Parnaz Azima, journaliste, elle avait été libérée sous caution au printemps.

Haleh Esfandiari, Kian Tajbakhsh et Ali Shakeri avaient été arrêtés en mai, avant d’être accusés d’action contre la sécurité nationale et de tentative de renverser le régime islamique par une « révolution de velours ».

Les autorités avaient expliqué ensuite que les intéressés travaillaient pour le compte des services secrets américains.

Mme Azima était quant à elle accusée de travailler pour une radio « contre-révolutionnaire », Radio Farda, l’antenne en persan de RL/RFE, financée par les Etats-Unis et basée à Prague.

Ces arrestations ont été présentées par les autorités iraniennes comme un avertissement aux intellectuels iraniens soupçonnés de contacts inappropriés avec les Américains.

Washington a dénoncé cette campagne, en jugeant « ridicules » les accusations de Téhéran.

M. Tajbakhsh avait travaillé comme consultant pour l’Open Society Institute du milliardaire américain George Soros.

Détenu en Iran pour « atteinte à la sécurité nationale », il a été libéré le 20 septembre après avoir payé une caution de 105.000 dollars. La justice a affirmé qu’il pouvait faire une demande pour pouvoir quitter le pays.

Pour sa part, Haleh Esfandiari, libérée en août après versement d’une caution de 320.000 dollars, a quitté l’Iran.

Quant à Mme Azima, elle a récemment récupéré son passeport et a quitté l’Iran.

La libération de M. Shakeri coïncide avec le voyage du président iranien Mahmoud Ahmadinejad à New York où il doit intervenir mardi devant l’Assemblée générale de l’ONU.

Le dossier des Irano-américains détenus en Iran a contribué à tendre un peu plus une relation déjà conflictuelle entre Téhéran et Washington.

Les Américains accusent les Iraniens de chercher à se doter de l’arme atomique, d’être un des principaux sponsors du terrorisme, et de contribuer à l’instabilité en Irak en armant selon eux des groupes chiites extrémistes.

L’Iran a toujours démenti ces accusations, et a reproché en retour aux Etats-Unis de soutenir selon lui des groupes de rebelles séparatistes aux frontières du pays.

Téhéran accuse aussi Washington de chercher à provoquer un changement de régime en douceur, en cultivant notamment des liens avec des intellectuels iraniens.

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